Les premières années se sont inscrites dans un environnement où rien n’était assuré, où la vie elle-même n’était pas acquise. 

Là où la vie tient peu. 

Là où tout peut basculer sans prévenir. 

Ce qui s’est construit ensuite ne relève pas d’un apprentissage, mais d’une nécessité. 

Observer. 

Percevoir autrement. 

Sans modèle. 

Sans cadre. 

Ce qui en est issu s’est affiné avec le temps, au fil des expériences dans une exploration menée sans détour. 

Tout s’est imposé. 

Les premières années se sont inscrites dans un environnement où rien n’était assuré. 

Là où la vie tient peu. 

Aucun point d’appui. 

Aucun code pour comprendre.

Aucun modèle pour se référer. 

Alors il a fallu avancer, seule, comme c’était possible. 

Pas à pas. Sans savoir comment. 

Seule. 

Et malgré tout, continuer. 

Ce qui s’est construit ensuite ne relève pas d’un choix. 

Il n’y avait pas d’alternative. 

Quelque chose cherchait à comprendre. 

À percevoir autrement. 

J’ai observé, essayé, ajusté, recommencé. 

Sans modèle. 

Sans cadre. 

Juste avec ce qui était là. 

Et peu à peu, quelque chose a pris forme. 

À un moment, il est devenu évident que les cadres ne suffisaient pas. 

Ils ne me permettaient pas de contenir ce qui se vivait. 

Alors il a fallu s’en éloigner. 

Accepter de ne plus se référer à ce qui était connu. 

Avancer autrement. 

Sans garantie. 

Mais avec une justesse qui ne trompait pas.

Fragments

Tout ne peut pas se dire. 

Mais, par moments, cela se laisse entrevoir. 


Rien n’en sera montré ici. 

Ce qui doit être rencontré le sera ailleurs.

« Tout commence dans le silence. »